INFOS GENERALES

CALENDRIER

PREDICATIONS

HISTOIRE DU PROTESTANTISME EN LOT ET GARONNE

LIENS

Nous remercions vivement Mme Françoise CATEL qui s'est occupée de collecter et de recouper toutes ces informations auprès des Archives Départementales de Lot et Garonne.

LE TEMPLE

D’ AGEN

C’est le 23 mai 1560 que les protestants établirent leur premier lieu de culte à Agen – et sans doute dans la rue Fon Nouvelle- cela jusqu’en 1594, date qui vit proscrire l’exercice du culte réformé. L’Edit de Nantes de 1598 permettait l’établissement d’un temple à plus d’une lieue de toute agglomération importante. C’est pourquoi en 1600-1601 le Consistoire acheta un terrain à Boé et y fit construire un temple. Dans le cours du XVIIème siècle fonctionna un service de bateau pour transporter à Boé et ramener à Agen les paroissiens de cette ville, les frais étant couverts par les usagers. La Révocation de l’Edit de Nantes – qu’annonçaient les « dragons » de Louvois » - provoqua la cessation des prêches à Boé en 1683 et la fermeture de l’édifice, suivie de sa démolition en 1685. Toute l’activité resta clandestine pendant longtemps malgré l’Edit de Tolérance de 1787 et la proclamation de la liberté des cultes par l’Assemblée Nationale Constituante. Il faut attendre 1830 pour que la religion calviniste prenne régulièrement place dans la ville. Le 25 avril, une salle préparée à cet effet fut inaugurée par les pasteurs Prat, de Lafitte-sur-Lot, et Audebez, de Nérac. C’était un simple oratoire situé dans une pièce obscure de l’ancien Hôtel de Ville, derrière la salle de spectacles. Un pasteur résidant fut nommé en 1842. En 1851, le pasteur Carenou put offrir aux fidèles un local plus convenable, rue de l’Angle Droit. Le Temple actuel du cours Victor Hugo, dont le terrain fut acheté en 1859, fut construit en 1864-1865 sous le ministère du pasteur Corbières et par décision du Consistoire de Lafitte-sur-Lot dont dépendait la paroisse d’Agen. Son inauguration fixée au 14 décembre 1865 donna lieu à une fête solennelle qui réunit la colonie protestante d’Agen et des environs. De construction sobre, avec sa rosace aux motifs géométriques, ses colonnes corinthiennes, son fronton triangulaire, son intérieur imposant par sa nudité même, il est parfaitement approprié à sa fonction. Les inondations de mars 1930 occasionnèrent de nombreux dégâts ; au cours de la restauration qui suivit, la tribune fut édifiée. Le lundi 27 octobre de la même année fut marqué par la cérémonie du centenaire du rétablissement du culte en présence de 18 pasteurs en robe dont M. Cabrol, pasteur agenais, et M. le docteur Messines, ancien pasteur de Lafitte-sur-Lot et de Bordeaux (paroisse du Hâ) qui fut plus tard maire d’Agen. Après le pasteur Corbières, qui eut la joie de voir s’élever le temple sous le Second Empire, les ministres de la religion se sont appelés MM Roller, Jullien, Cabrol, Larroche, Appia, Girard, Catel, Joseph, Bourgeois, Pfender, Rakoto et Visser 't Hooft.

LE TEMPLE

DE NERAC

La Réforme commence tôt. Pas de révolte de conscience mais les dogmes et les cérémonies se transforment peu à peu. En 1527, Marguerite d’Angoulême et de Navarre – sœur de François 1er – épouse Henri d’Albret. Séduite par la Réforme, elle accueille Lefèvre d’Etaples, reçoit Calvin et protège les protestants. Sa fille, Jeanne d’Albret, épouse d’Antoine de Bourbon, a de la sympathie pour la Réforme et Luther mais hésite à se prononcer, pour raisons d’état. En 1560, dans la cathédrale de Pau, elle fait publiquement profession de foi. En 1572, elle s’installe à Nérac avec son Fils Henry (futur Henry IV). Duplessis – Mornay, chef protestant, rejoint Henri de Navarre dont il devient le conseiller et l’ambassadeur. Théodore de Béac, invité par le roi, prêche dans l’église St Nicolas et écrit à Calvin « les choses vont de mieux en mieux ». C’est l’apogée de la Réforme Pacifique. Pas de persécutions armées, car l’Albret et le Béarn sont sous l’autorité du roi de Navarre. 1589 : Henry IV, roi de Navarre, devient roi de France et quitte Nérac. 1598 : Edit de Nantes. 1599 : Henry IV abjure « sous la contrainte » mais reste protestant. 1621 : Louis XIII ordonne la démolition des murs de la ville, le château est protégé. 1680 – 1787 : Période du Désert : nombreuses abjurations. 1685 : Révocation de l’Edit de Nantes. 1852 : Construction du temple sur les plans de Baltard et du Baron Haussman sur un terrain appartenant à M. Dupré de Pomarède. 1858 : inauguration du temple. Ce temple contient 750 places assises. C’est la réplique du temple de La Rochelle, détruit lors de la Révocation de l’Edit de Nantes. De 1850 à 1905 ont lieu des combats pour la République dans toute la région. A Nérac, les protestants libéraux jouent un rôle important et plusieurs pasteurs sillonnent le département.

LE TEMPLE

DE CASTELMORON

Un pasteur envoyé de Genève vient prêcher les idées de la Réforme. 1622 : la ville est envahie par les troupes royales. 1664 : 2000 à 3000 protestants sont recensés. On construit un temple pour réunir la communauté protestante. 1683 : le temple est fermé puis détruit par ordre du Sénéchal d’Agen. Le pasteur est emprisonné. 1687 : Arrestations par les dragons de protestants refusant d’abjurer. 1700-1789 : Période du Désert. Le Pasteur Grenier de Barmont préside de nombreuses assemblées du Désert et devient connu dans la région. 1789 : De nouveau, la ville a son pasteur titulaire. 1848 : Le consistoire demande à la commune de bien vouloir construire un édifice neuf. 1855 : le terrain est acheté, au lieu dit « Les quatre piles ». L’architecte Bourière présente plusieurs projets qui ont du mal à être acceptés mais finalement un projet retiendra l’attention du Ministre. Pour réaliser le projet, d’importantes subventions seront demandées à la Commune et à l’Etat. 5 octobre 1859 : inauguration du temple. Le pasteur Viguie chargé de la dédicace a vivement impressionné tous les assistants en parlant de la pierre monumentale placée à gauche, portant cette inscription : « Bien heureux sont ceux qui oyent la Parole de Dieu et la gardent » (Luc 11/28) ; Cette pierre est historique car elle a décoré autrefois un temple de la ville de Tournon qui fut détruit lors de la campagne de Louis XIII avant le siège de Montauban.

 

LE TEMPLE

DE CLAIRAC

1533 : Implantation de la Réforme grâce à Marguerite d’Agoulême. 1562 : Clairac recueille plus de 10 000 coreligionnaires qui fuient les persécutions agenaises. 1598 : Clairac devient place de sûreté protestante avec une garnison de huit hommes. 1621 : Prise de la ville par Louis XIII qui assiste en personne au siège. Le temple est démoli. 1628 : Le temple est rebâti. 1683 : Fermeture et démolition du temple. 1687-1755 : période des « Déserts » 1752 : réorganisation clandestine de l’Eglise Réformée et d’importantes assemblées du Désert ont lieu autour du pasteur Grenier de Barmont. 1796 : Après la période de Terreur, le culte est autorisé. 1807 : le premier temple est construit et inauguré. 1820 : Clairac compte 3469 protestants sur 5068 habitants 1823 : le temple doit être démoli compte tenu du danger qu’il représente pour les fidèles. 1838 : Le grand temple de la Place Viçoze est en construction. Ce temple succède à deux temples : le premier situé là où se trouve l’actuelle place du marché démoli à la révocation de l’Edit de Nantes ; le second construit en 1807, est déclaré dangereux en 1823 et devra être démoli. Dissidence au sein du protestantisme clairacais. Elle donne naissance à trois églises protestantes : L’Eglise Darbyste en 1849 : L’Eglise Evangélique Libre « La Chapelle » en 1853 L’Eglise Réformée Evangélique « l’Oratoire » en 1869 En 1914-1948 les trois églises gardent leur organisation mais créent une Fédération des Eglises Protestantes de Clairac. En 1933, la rupture s’amorce. « La Chapelle » et « l’Oratoire » restent unis avec un seul pasteur.

 

LE TEMPLE

DES VIGNEAUX

A l’angle de la route du Menuisier (entre Damazan et Monheurt) et de la somptueuse allée de platanes qui encadre le canal, un bâtiment se love au creux de la terrasse supérieure de la Garonne. De proportions modestes, il pourrait être, au milieu d’un environnement de belles demeures du XIXe et de manoirs plus anciens, banal d’apparence si, l’un des deux corps qui forment le bâtiment n’avait ce pignon bizarre, surmonté d’une large arcade de pierre caractéristiques d’un bâtiment religieux. Un rapide coup d’œil sur la façade latérale, avec ses ouvertures étroites également surmontées d’arcades, confirme que ce qui n’est aujourd’hui qu’une remise a dû servir, en d’autres temps, de lieu de culte. Nous sommes devant le temple des Vigneaux. « Il fut construit il y a environ 60 ans pour les fidèles des communes de Puch, Monheurt, Saint Léger et Damazan qui auparavant se réunissaient dans des maisons particulières où un ministre de Tonneins venait faire la prédication. Il a été décidé qu’un temple serait construit au centre de la population protestante et le lieu des Vigneaux fut choisi et le temple construit. En 1824, le temple des Vigneaux ne pouvant plus contenir les fidèles, une souscription fut organisée pour le reconstruire sur le même emplacement. Grâce à la souscription et à une subvention du gouvernement, le temple fut reconstruit en 1825. » Cette lettre datée de 1859, indique que le temple des Vigneaux actuel date de 1825 et remplace un autre bâti vers 1800. Le bâtiment attenant servait de presbytère et d’école primaire mixte pour la communauté protestante. Cette école existait en 1832 puisque Haussmann sous préfet de Nérac la mentionne dès son arrivée à Nérac. Nous ignorons cependant la date de sa création et de sa construction. A-t-elle été reconstruite sur son emplacement primitif ?

LE TEMPLE

DE MONFLANQUIN

 

Au cours de l'année 1985/86, la rénovation du Temple de Monflanquin a permis de mettre à jour, une fois le plâtre tombé, les traces de constructions passées que conservent les murs et qui invitent à se pencher sur l'histoire du Temple.

1 - LA CHAPELLE DES AUGUSTINS

1-1 ses dimensions:    - Avant que de devenir le Temple protestant, l'édifice fut la chapelle des Augustins. En effet, le couvent des Augustins, installé au bas de la colline, du côté du versant, est brûlé en 1569 lors de l'un  des épisodes des guerres de religions. Les Conventuels après de vains efforts pendant de longues années, pour reconstruire, vont s'installer dans la ville. En 1601, le registre des visites de Nicolas de Villars porte témoignage de "trois maisons de la ville où se pourrait faire le service". En 1624, un obit permet l'achat de "la maison de M. Filiol qui est celle sur laquelle est bâti le couvent". Donc deux possibilités pour l'installation des Augustins dans la ville. Dans la première hypothèse, la maison de M. Filiol permet l'hébergement des Conventuels et l'une ou deux des maisons signalées dès 1611 sert à la construction de la chapelle. Dans la seconde hypothèse c'est, à l'inverse, la maison de M. Filiol sur laquelle est construite la chapelle. Les textes ne sont pas assez explicites pour trancher. Quoiqu'il en soit, dans l'une ou l'autre hypothèse, l'essentiel subsiste. A savoir que la chapelle s'est glissée au XVII dans le tissu urbain en respectant les dimensions du parcellaire de la bastide. En effet, l'édifice fait au sol, à l'intérieur, 6 m x 18 m, ce qui correspond aux parcelles en lanières héritées des "traceurs" de la bastide au XIII° siècle et dont les mesures sont de 7 m dans la largeur pour 19 m dans la longueur.

1-2 ses murs: Cette thèse de la chapelle construite en lieu et place d'une maison peut tirer argument de la présence d'un mur noirci de cheminée (H) sur le mur de droite, en son milieu vers le haut. Il est permis d'évoquer une habitation avec étage antérieure à la chapelle ce qui au demeurant, pourrait expliquer un certain nombre d'ouvertures à cette hauteur tout autour du bâtiment.Les lettres de A à S correspondent aux lettres de renvoi dans le texte. Pour en rester au mur de droite dans sa partie supérieure, que faut-il penser de l'ouverture (I) obturée sur la droite de la cheminée : une simple niche? une fenêtre par-dessus le toit de la maison voisine? un élément de la maison ou de la chapelle? Même question pour l'autre ouverture (J) condamnée un peu plus haut sur la droite et en partie masquée par la voûte lambrissée. Sur le mur de gauche, mais légèrement décalés vers l'entrée du Temple, les vestiges de deux fenêtres, l'une en demi-cercle (B) et l'autre rectangulaire (L). De même que pour leurs vis-à-vis faut-il les considérer comme partie prenante d'une maison, donc antérieures à la chapelle, ou bien plutôt de la chapelle donc postérieures à la maison? Par contre, les quatre ouvertures (C) en haut vers le fronton correspondraient assez à des cellules de moines au-dessus de l'autel : Le mur du fond ne reste pas étranger à l'interrogation ainsi posée, avec sur sa partie supérieure les traces d'une porte vers le centre droit et celle d'une fenêtre vers le centre gauche. De même en bas deux fenêtres de part (O) et d'autre (Q) d'une porte centrale (P) avec disparition de celle de droite remplacée par une ouverture (R) entourée de bois. Au total, toutes ces ouvertures, encadrées de bois ou de pierre posent ce même problème de fonction et de datation.

1-3 ses arcs voûtés : Cette chapelle, où les Augustins restèrent jusqu'en 1790, servit à l'occasion d'église paroissiale en remplacement de l'église St André. Un missionnaire royal en août 1700 signale : "Je gémis chaque jour sur les ruines de notre église St André. On fut obligé une fois de plus de transférer le service dans la chapelle beaucoup trop petite des Augustins". Ces Augustins ont, sans conteste, signé leur présence par les trois arcs voûtés sur la gauche. Le premier (N). celui du fond, d'un style différent, donne accès à ce qui a pu être la sacristie. A noter qu'à cet endroit des ossements ont été retrouvés, ce qui laisse supposer que, dans le respect des traditions, des enterrements ont eu lieu dans la chapelle. Le second (M), celui du milieu, s'ouvre sur une petite chapelle où les travaux de décrépissage en cours, ont permis de découvrir un large bandeau noir peint sur l'ensemble mural intérieur. De plus, sur le mur du fond, une fresque, "une litre", mérite un croquis, avec ses deux lions dorés qui enserrent un médaillon ovale dont le dessin est hélas effacé. Le troisième (K), près de l'entrée, peut faire penser soit à un passage latéral soit à une petite chapelle identique à la précédente, et qui aurait disparu. L'une ou l'autre interprétation repose sûr le même constat: les Augustins empiètent sur la maison voisine par leurs constructions. A y regarder de plus près, les deux autres arcs voûtes s'autorisent déjà une avancée sérieuse sur cette maison voisine. Une telle liberté de la part des constructeurs n'est pensable que s'ils étaient également chez eux, à côté. (sans ces conditions de propriété, les ouverture (C) bordées de bois, sur ce mur de gauche, trouvent des justifications à l'hypothèse avancée à propos de cellules pour moines.

1-4 le carrerot des Augustins(**) : Enfin, il est indispensable de réfléchir sur la relation chapelle/ carrerot à l'époque des Augustins, pour mieux appréhender la vie de ce qui était globalement un couvent. Propriétaires de la grande maison occupée actuellement par le foyer du troisième âge, de l'autre côté du carrerot, il est logique de rechercher une porte secondaire qui leur permettait d'aller et venir le plus directement possible de la chapelle à leur résidence. Pourquoi ne pas poser l'hypothèse que cette porte, murée de l'extérieur, est devenue le placard de ce qui fut la sacristie. Hypothèse à vérifier en se demandant, au demeurant, s'il n'existe pas une correspondance entre cette porte et le pilier (ultime vestige d'un porche?) placé de l'autre côté du carrérot et visible dans la cour du foyer du troisième âge. Entre la chapelle et la maison, deux voûtes enjambaient le carrérot. Elles sont encore visibles aujourd'hui. Comment ne pas associer ce "pontage" à la porte déjà mentionnée, en haut du mur du fond de la chapelle; la logique veut alors qu'il y ait eu soit (hypothèse peu crédible) un premier étage comme dans la maison préexistante, soit une mezzanine, soit un simple escalier adossé au mur. Ce "carrérot des Augustins" devait être, en outre, bien pratique pour rejoindre  directement, depuis la chapelle ou leur habitation, l'église St André, comme le veut la tradition orale.

2 - LE TEMPLE PROTESTANT

2-1 l'attribution de 1806 En 1806, est attribué aux protestants cet édifice qui devient par ordre chronologique le troisième dans l'histoire de Monflanquin, successeur-du premier installé au-XVI et XVII dans l'église St André et du second de courte existence sur la place Caladon à la veille de la révocation de l'édit de Nantes. Un acte du 16 mai 1807 permet de se faire une idée des lieux à cette époque :   "La dite maison actuellement occupée par la mairie à titre de ferme, consiste au rez-de-chaussée en une grande salle ci-devant réfectoire et une cuisine. Au premier étage sa trouve un corridor duquel on communique dans trois chambres prenant leur vue sur le jardin attenant et au fond duquel existe un hangar en dépendant. Le 2ème étage est composé d'un corridor à la droite duquel est une chambre servant de grenier, le tout en très mauvais état, laquelle maison et jardin provenant des ci-devant Augustins de Monflanquin sont situés dans la ville rue St Nicolas. Demeurant exceptés de la vente, d'après le décret impérial du 18 fructidor an 13 qui a mis à la disposition du Consistoire de l'Église Réformée de Castelmoron l'église desdits ci-devant Augustins de Monflanquin, la décision du préfet du 8 avril 1806 : l'église, sacristie. chapelle et porche qui pourraient précéder le principale porte de la dite église, le dessus de la sacristie, de le chapelle ainsi que tout porche qui sa trouverait placé à    côté de la principale porte d'entrée. Demeurent compris dans la présente vente lesdits objets estimés en revenu valeur de 1790 la somme de 180 francs laquelle multipliée par 18 donne un capital de 2160 francs montant de la mise à prix." La dite maison vendue, en 1807, à M. Malespine, négociant, sera rachetée par M. Bosc, en 1824, et revendue par M. Brugère à la commune pour l'école des filles avant que de devenir le foyer du troisième âge au milieu du XX° siècle.

2-2 les modifications : L'occupation de l'édifice par la communauté protestante s'est accompagnée de l'application d'un enduit sur toutes les faces murales; seuls décors tolérés : huit tableaux dans lesquels étaient inscrits des textes bibliques. La bible sculptée et la croix du fronton datent comme le fronton lui-même de 1876. Une série de documents permet de le déterminer avec précision et tout d'abord les compte-rendus de la municipalité de Monflanquin entre 1852 et 1876 : La question apparaît au cours de la séance du 11-5-1852 où les conseillers municipaux notent que "le temple de Monflanquin se trouve depuis bien longtemps dans un état complet de délabrement et qu'il est urgent de le réparer..." Le devis des réparations sera établi et porte pour l'essentiel sur la reconstruction des 44 m² du fronton auxquels s'ajoutent 4 m² de réfection du côté droit et les 23 m² du côté gauche (une observation attentive permet de distinguer encore les zones affectées), en particulier sur la gauche (A) Cependant, cette remise en état comprenant l'édification du fronton, les fenêtres géminées, le perron et les réparations de la toiture, de la voûte lambrissée et du plancher de la tribune, sera menée à bien courant 1876.