Texte Deutéronome 4, v. 35 & 39 : C’est le Seigneur qui est Dieu, il n’y en a pas d’autre

Lectures Deutéronome 4, v. 32 à 40
Romains 8, v. 14 à 17
Matthieu 28, v. 16 à 20

Cantiques 249
(Arc-En-Ciel) 506
411

« C’est le Seigneur qui est Dieu, il n’y en a pas d’autre ».
Mais qui donc est ce Dieu dont la Bible nous dit que, seul, il est Dieu ?
La Bible est d’une richesse infinie pour dire Dieu et nous n’en fini-rions pas si nous voulions maintenant énumérer seulement quelques-uns des noms que la Bible donne à Dieu : il est comparé à un père, mais aussi à une mère, à un mari, et même à un amoureux épris de celle qu’il aime, il est rocher et forteresse, il est berger, il est comme une poule qui rassemble ses poussins sous ses ailes, il est juste juge, en même temps qu’avocat et défenseur, il est sauveur…. Sans oublier, en ce di-manche de la Trinité, la fin de l’évangile de Matthieu où il est dit Père, Fils et Saint Esprit. Dieu unique, il est Dieu un, en 3 personnes, selon la définition classique de la Trinité qui a suscité tant de controverses et d’incompréhensions. Ce n’est ni le lieu, ni le moment de faire un cours de dogmatique, ni même un catéchisme. Simplement, en quelques mots, essayons d’en cerner l’essentiel.

Dieu est Père. Autrement dit, « Dieu est amour » . Parmi d’autres, l’apôtre Jean s’en est fait le chantre, et il en a développé le corollaire : « Nous sommes enfants de Dieu » , ce à quoi Paul ajoute : « Enfants, et donc héritiers : héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ » . Baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, nous pouvons le prier, dans une relation filiale de confiance et d’intimité, en l’appelant « Abba », « Pa-pa » .

Dieu, le Père, se révèle dans son Fils. « Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu, Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé » . En Jésus, il s’est fait homme, il a renoncé à sa condition divine pour prendre notre condition humaine, il a fait sa demeure parmi nous. En lui, l’amour de Dieu est porté à son comble : il est mort pour nous, mort à notre place. Le troisième jour, il s’est relevé d’entre les morts, il a vaincu la mort, pour que la mort n’ait plus d’emprise sur nous . Il nous ouvre le chemin de la vie éternelle.

Dieu est Esprit. Pour que cette vie nous anime au profond de notre être, Dieu le Père fait sa demeure en nous par son Esprit. Il ne nous reste pas étranger, lointain, il vient habiter en nous, faire de nous son temple. Il nous remplit de son Esprit, qui est vie, afin que nous deve-nions nouvelle créature . Au commencement, Dieu avait insufflé en l’homme l‘haleine de vie. Soufflant sur ses disciples au soir de sa résur-rection, Jésus leur dit : « Recevez le Saint Esprit » . C’est la nouvelle création : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » , s’écrie Paul.

Ceci étant dit, très succinctement et trop brièvement, nous ne pou-vons pas échapper à la question : le Dieu auquel je crois et en qui je me confie est-il bien ce Dieu unique, Père, Fils et Esprit saint, de la révéla-tion biblique ? N’avons-nous pas d’autres dieux ?

De tous temps, consciemment ou non, hommes et peuples se sont inventés des dieux. Dans bien des cultures, la nature était divinisée, comme par exemple le soleil, la lune ou les arbres. Mais Jésus nous met en garde contre des réalités que nous divinisons de fait. C’est le cas de l’argent au sujet duquel il dit : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et mépri-sera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent » . Notre langage est significatif : ne parle-t-on pas du « temple de la Bourse » ?

« Tu n’auras pas d’autres dieux que moi ». C’est le 1er des dix com-mandements . Il nous appelle à faire un examen de conscience spiri-tuelle et à choisir : « Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir » . Certes, nous ne nous faisons pas d’images taillées, nous n’avons pas d’idoles en bois ou en pierre. Mais nous savons bien tout ce qui, dans nos vies, supplante le Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, nous faisant né-gliger, voire abandonner, le culte que nous lui devons.
Pourtant, parce qu’il est amour, le Seigneur, toujours à nouveau, avec une patience infinie, nous appelle à revenir à lui et il compte sur nous. Plus encore, il a besoin de nous.
Dans ce monde où les foules sont comme brebis qui n’ont pas de berger, il nous demande, non seulement de « prier le maître d’envoyer des ouvriers dans la moisson » , mais maintenant, avant de monter vers son Père et notre Père, il nous dit : « Allez donc, de toutes les na-tions faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit » . Et pour que nous nous engagions sans crainte, il ajoute : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Dans ce monde de mort, il nous confie la charge d’être ses témoins pour proclamer qu’il est Dieu d’amour et de vie, Sauveur en Jésus-Christ. Cette Bonne Nouvelle de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, est faite pour être partagée. Nous qui possédons le trésor de l’Evangile, ne le gardons pas pour nous-mêmes. Mais disons à qui veut l’entendre : « Mon Sauveur vous aime ! Ah ! cherchez en lui votre ami suprême, Et votre seul appui » . Telle est la mission que Jésus nous confie, telle est la mission qu’il confie à son Eglise.

Le Deutéronome nous a rappelé, comme si nous avions besoin d’un rappel à l’ordre, que « C’est le Seigneur qui est Dieu, et qu’il n’y en a pas d’autre ». Et l’Evangile nous place devant l’ordre de Jésus d’aller jusqu’au bout du monde pour proclamer ce Dieu, Père, Fils et Esprit, Dieu d’amour, Dieu Sauveur.

A bon entendeur, SALUT.


Dimanche 7 juin 2009 : Agen